Séminaire de travail (4/4/19)

Agenda

Matin

09h45-10h00

Accueil café

10h00-11h30 Mot de bienvenue de l'IFSTTAR et du labex FUTURES URBAINS

 

Présentation invitée de ATEC ITS France sur la mobilité intelligente, par Guillaume FARNY (délégué général de l'ATEC)

L’utilisation des traces GPS issues de smartphones pour l'étude la mobilité : application en Ile-de-France dans le cadre du programme FUI Géolytics, par Florent Le Néchet (UPEM-LVMT)

11h30-11h45

 

Pause café

11h45-13h15

Plateforme, big data et gouvernement urbain. Les effets de Waze sur les politiques de régulation du trafic, par Antoine Courmont (Centre d'études européennes et de politique comparée, Sciences Po)

 

Les villes peuvent-elles intégrer et maîtriser leurs données ? Les cas de la gestion de l'interface usager et de la régulation de trafic, par Gilles Jeannot (ENPC-LATTS)

Déjeuner

13h15 - 14h00  en A003

Après midi

14h00-17h00 Discussions :
Rédaction des sujets de thèses sur :
  • La mobilité connectée
  • L'étude de la mobilité par le numérique
  • Les acteurs et territoires face aux opportunités du numérique
Lancement d’une réflexion pour un projet de recherche avec financement

Informations Pratiques

Quandle 4 avril 2019
salle A219 bâtiment Bienvenüe, Ifsttar MLV
Heures09h45 à 17h00
Financement de la mission par le PF ?

écrire à cyrille.belon(at)ifsttar.fr avec les porteurs du PF en copie

Résumés et téléchargement des présentations

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La communication proposée s’inscrit dans le champ du traitement de données de mobilité dites « nouvelles », et de leur croisement avec des données classiques (enquête ménage déplacement). Il s’agit d’une recherche exploratoire visant à évaluer le potentiel de données issues d’une application de geotracking pour mesurer des aspects de la mobilité urbaine ne pouvant être captés par les données classiques. En s’appuyant sur une revue de bibliographie extensive (Chrétien et al., 2018), nous avons souhaité explorer en particulier l’apport de ce type de données pour la connaissance des mobilités quotidiennes vues dans leur longitudinalité (Järv et al., 2014). La proposition de communication combine donc des aspects techniques (retraitement des données, inférence du motif des déplacements, des lieux de résidence et d’emploi) et des aspects applicatifs avec trois exemples.

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Cette communication adopte une perspective de sociologie de la donnée pour analyser les recompositions de la gouvernance urbaine liées à l’émergence d’un nouveau régime de quantification : le big data. A partir du cas des politiques de circulation routière et de l’application Waze, deux hypothèses sont poursuivies : 1) Le big data propose de nouvelles représentations de la ville qui troublent l’agencement stable et ordonné de la réalité porté par les institutions publiques. Cela permet à de nouveaux acteurs, les plateformes, de proposer des formes alternatives de régulation de l’espace urbain provoquant des tensions avec les autorités publiques locales. 2) Toutefois, l’analyse précise des modalités de production de ces nouvelles données met en évidence des modes d’accommodement entre la réalité établie par les institutions publiques et celle des plateformes de service numérique. Par la voie discrète des données, émergent de nouvelles modalités de coordination entre acteurs publics et privés. Cette communication illustre ainsi l’apport d’une sociologie de la donnée pour comprendre, comment, à l’ère du big data, s’articulent différents types de régulation sur un territoire pour former de nouveaux modes de gouvernance urbaine.

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L’objectif de l’article est de discuter le caractère réaliste de l’ambition d’une maîtrise de la ville par les pouvoirs publics à travers la concentration et l’intégration des données. Il repose sur une monographie d’une métropole qui s’est donné les moyens d’une telle ambition par la création une direction générale intégrant les fonctions d’une DSI et toutes les nouvelles dimensions associées au numérique. Après avoir présenté ce déploiement de moyens, deux cas sont présentés. Le premier porte sur l’informatisation des interfaces avec les usagers et permet de mettre en évidence des difficultés, liées à la position des élus, aux cadres juridiques (CNIL, RGPD) et au cadre de la délégation de service public. Le second porte sur la régulation du trafic urbain, cela permet de montrer comment le centre de contrôle public du trafic par la régulation des feux et les panneaux d’affichage est doublé par des offres associant start up et entreprises délégataires de service ou par Waze. La confrontation de ces deux cas contrastés permet de saisir le cœur du problème des administrations locales, en termes de décalage de rythme entre la lenteur des évolutions interne et la rapidité de l’évolution du paysage économique. Cela conduit à un bilan plutôt pessimiste concernant cette ambition.